Johann Friedrich Sillig
Johann Friedrich Sillig (Döbeln, 12 mai 1773 - Frankenberg, 24 décembre 1822), fils de Johann Gottfried Sillig, étudia la théologie à Leipzig avant d’exercer à Frankenberg, où il fut successivement diacre, archidiacre puis pasteur. Son activité d’auteur fut plus large que ne le laisse apparaître la bibliographie familiale actuelle.
En 1801, il publia à Pirna Jakob Böhme. Ein biographischer Versuch, ouvrage consacré au mystique et philosophe saxon Jakob Böhme. Une étude de Jens Lemanski montre qu’Arthur Schopenhauer emprunta ce livre à la Bibliothèque royale publique de Dresde en septembre 1814 puis de nouveau d’avril à juillet 1815. Lemanski souligne que Sillig ne se contente pas d’une biographie mais propose également une lecture philosophique de Böhme, avec des rapprochements avec Kant, Fichte et Schelling.
Une correction bibliographique s’impose en revanche: l’ouvrage de 1805 sur la préparation des « toiles espagnoles au tournesol » est attribué par les catalogues à Ferdinand Sillig, et non à Johann Friedrich. Par ailleurs, les archives saxonne s conservent la trace d’un legs du pasteur Johann Friedrich Sillig en faveur des veuves de prédicateurs à Frankenberg, élément qui pourrait enrichir son portrait social.
Édité le 27.08.2026